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1er congrès ordinaire – lettre à tous les travailleurs Publié le 21 Nov 2016

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Message à tous les Travailleurs de la Fonction Publique

Camarades, Travailleurs de la Fonction Publique,
Nous, délégués des syndicats affiliés à la CSP ci-après : Syndicat National des Contractuels d’Administration et Agents de l’Etat (SYNCAAE), Cameroon Teachers’ Trade Union (CATTU), Syndicat National Autonome de l’Education et de la Formation (SNAEF), Syndicat National des Personnels des Services Techniques (SYNAPTEC), Organisation Nationale des Enseignants du Cameroun (ONEC), Syndicat National des Techniciens des Télécommunications (SYNATTEL), Syndicat National des Fonctionnaires des Services Civils et Financiers (SYNAFCIF), Syndicat National des Enseignants du Primaire et de la Maternelle (SNEPMA), Cameroon Public Service Union (CAPSU), Syndicat Professionnel des Greffiers du Cameroun (SYPGREC), Syndicat National des Personnels Médico – Sanitaires (SYNPEMS), Organisation Nationale des Enseignants d’Education Physique et Sportive (ONEEPS), réunis à Yaoundé le 26 Août 2005 dans le cadre du 1er congrès ordinaire de la CSP et suite à l’analyse de la situation politique et socio-économique de notre pays,.

 

  • Attirons votre attention sur:
    • la prévalence, depuis le 1er Janvier 2005, date d’entrée en vigueur de la loi des finances 2005, d’un malaise social larvé dû à l’état de paupérisation assez avancé des personnels civils des corps de la Fonction Publique, systématiquement paralysés par la flambée généralisée et anarchique des prix des denrées de 1ère nécessité sur les marchés, et à la faiblesse incroyable de notre pouvoir d’achat par rapport au coût sans cesse élevé de la vie ;
    • la hausse continue et injustifiée des prix des produits pétroliers et la révision à la hausse par le Gouvernement, à travers un arrêté du Ministre du Commerce du 10 Mars 2005, des tarifs des transports urbains et inter-urbains.
  • Rappelons que :
    • en raison de ce relèvement des prix des produits pétroliers et des coûts de transport par taxi, car et autobus, le surcoût des charges d’exploitation des différents opérateurs économiques (industriels, grossistes, détaillants, bayam selam, etc.) est entrain de se répercuter sur les consommateurs que nous sommes ;
    • cette autre augmentation des prix des denrées et services essentiels, après toutes les autres augmentations officielles et officieuses des prix, constitue non seulement une provocation, mais aussi et surtout une atteinte grave au bien-être, à la sécurité et à la dignité des populations camerounaises ;

Camarades, Travailleurs de la Fonction Publique,

  • N’oublions pas que :
  • le Cameroun est l’un des rares, si ce n’est le seul pays au monde où il n’existe pas de transport urbain public, où les travailleurs ont connu une baisse drastique des salaires de plus de 70% en Janvier et Novembre 1993, subi la dévaluation du FCFA en Janvier 1994 sans mesures d’accompagnement, et ploient depuis lors sous le coup d’une inflation sans cesse galopante ;
  • alors que nous nous attendions logiquement à la revalorisation de nos salaires après plus d’une dizaine d’années de sacrifice et de misère, le Gouvernement s’est plutôt résolu à nous servir des taxes. L’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (IRPP) en janvier 2004, et la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA) revalorisée en janvier 2005.
  • avec nos salaires actuels et le coût actuel de la vie, personne ne peut normalement subvenir ni à ses charges sociales, encore moins à ses obligations familiales.

Camarades, Travailleurs de la Fonction Publique,

A quel jeu est en train de se livrer le gouvernement camerounais ? N’est-ce pas vouloir une chose et son contraire que d’exiger des travailleurs du secteur public qu’ils soient au travail tous les jours et à l’heure, et d’augmenter les charges de transport d’environ 20% tout en sachant que les revenus mensuels attendent d’être revalorisés depuis plus de dix ans ?

Jusqu’à quand allons nous laisser le Gouvernement se jouer de nos destins et continuer de se dérober de ses obligations régaliennes ?

Devons nous continuer d’assister passivement à notre mort lente visiblement programmée par le gouvernement, notre employeur ? En réalité, c’est parce que nous nous sommes toujours laissé faire que le gouvernement camerounais continue de nous agresser et a même décidé de nous acculer au suicide.

Ne pensez-vous pas qu’il est temps de dire non et d’opposer une résistance collective à ce projet cynique du gouvernement de notre pays ? Les citoyens l’ont fait ailleurs et leur gouvernement a reculé. Le nôtre reculera si nous nous mobilisons pour cela. C’est de notre survie qu’il est question aujourd’hui. N’oublions pas que « la lutte pour la survie est un principe sacré de la nature ».

Mobilisons nous donc plus que par le passé, pour le rétablissement de nos salaires de misère à leur niveau de Décembre 1992 et leur revalorisation de 20%, pour tenir compte du coût actuel de la vie.

            Préparez vous pour l’arrêt de travail de deux (02) jours prévu du 14 au 15 Octobre 2005, pour protester contre la politique irresponsable et impopulaire du gouvernement camerounais si jusqu’à cette date, aucune disposition n’aura été prise dans le sens de la résolution de nos problèmes. Rejoignez la CSP pour le renforcement de notre mouvement et la satisfaction de nos revendications.

Un pour tous, Tous pour un !

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