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Communiqué Final Publié le 21 Nov 2016

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COMMUNIQUE FINAL

Le 26 Août 2005, s’est tenu à Yaoundé le 1er Congrès Ordinaire de la CSP, en présence des délégués de tous les syndicats affiliés. Sur la base des principaux points à l’ordre du jour, les délégués présents, après :

  • une analyse assez objective de la situation politique et socio-économique du Cameroun ;
  • l’évaluation sans complaisance du mouvement syndical camerounais ;
  • l’examen minutieux du fonctionnement de la CSP,

RELEVENT :

  • l’absence persistante du dialogue social dans la Fonction Publique ainsi que la marginalisation continue de la CSP et de ses syndicats affiliés dans la gestion des problèmes concernant les travailleurs ;
  • l’état de paupérisation assez avancé des personnels civils des corps de la Fonction Publique systématiquement paralysés par la faiblesse incroyable de leur pouvoir d’achat par rapport au coût sans cesse élevé de la vie ;
  • la prévalence d’un malaise social larvé et la lassitude des populations en général et des travailleurs en particulier face à l’indifférence et à l’incapacité des pouvoirs publics à résoudre leurs problèmes et à mettre fin à leurs souffrances ;
  • le maintien incompréhensible de certains travailleurs de la Fonction Publique de l’Etat dans un statut hybride (Contractuels d’administration et Agents de l’Etat) sous la gestion du Code du travail, contrairement à leurs homologues en service au Ministère de l’Education Nationale qui se sont vu accorder le droit à l’intégration à travers le Statut Particulier des corps de l’Education Nationale ;
  • la persistance et l’aggravation de la corruption dans la Fonction Publique du fait de l’impunité et malgré l’existence des cellules de lutte contre la corruption dans les différents ministères ;
  • l’exclusion systématique des syndicats de la Fonction Publique du comité consultatif du travail, du comité consultatif de suivi de la gestion des fonds PPTE, du comité de suivi de l’Accord de Cotonou et des négociations des APE entre la CEMAC / Sao Tomé et Principe et l’UE ;
  • la non intégration dans la Fonction Publique de tous les instituteurs vacataires actuellement en service dans les écoles primaires publiques de la république malgré le déficit criard en personnel existant dans cet ordre d’enseignement ;

DENONCENT

  • l’augmentation intempestive, avec la bénédiction du Gouvernement, des prix des produits pétroliers et ceux des transports par taxi, car et autobus, qui entraînent des surcoûts de charges d’exploitation des différents opérateurs économiques (industriels, grossistes, détaillants, bayam selam, etc.) avec toutes les répercussions actuelles sur les consommateurs ;
  • le cynisme des pouvoirs publics qui, douze ans après la baisse drastique des salaires (70%) dans la Fonction Publique (1993 –2005), et malgré le coût de plus en plus élevé de la vie, ne prennent aucune mesure pour accéder à l’exigence de revalorisation des salaires dans ce secteur d’activité et alléger leurs souffrances des travailleurs concernés;
  • l’attitude antidémocratique des autorités camerounaises qui, malgré la les preuves patentes de l’échec de leur gestion du pays et de la crise économique qui secoue celui-ci depuis plus d’une vingtaine d’années, demeurent réfractaires à la participation de la société civile en général et des syndicats en particulier dans la gestion de la chose publique ;
  • l’opacité qui entoure la gestion économique du Cameroun en général, et les processus de désendettement en cours (PPTE & C2D) en particulier ;
  • la détermination des pouvoirs publics à déstabiliser le mouvement syndical dans la fonction publique à travers des obstructions multiformes et la nomination des dirigeants à des postes de responsabilités hors des sièges de leurs syndicats ;

DECIDENT :

 

  • Sur le plan financier
  • de l’annulation de 50% de la dette des syndicats affiliés redevables vis à vis de la Centrale et de la régularisation de leur situation financière au plus tard le 31 Décembre 2005 ;
  • du changement de la formule actuelle de calcul de la cotisation mensuelle qui est de 10 000 Fcfa par syndicat et par mois, pour celle plus rationnelle et plus lisible de 2 Fcfa par membre et par syndicat, en dehors des contributions ponctuelles lors des évènements importants ;
  • de la prise en compte dans le budget 2006 des arriérés de loyers de la centrale ainsi que du montant de la dette due aux déficits financiers enregistrés tout au long du mandat écoulé ;
  • de la mise sur pied d’un bureau d’étude au sein de la centrale avec une clé de répartition des revenus entre la CSP et les experts ;
  • de la publication chaque mois, à compter de Janvier 2006, du journal de la centrale « le Service Public » et de sa vente obligatoire par chaque syndicat par achat direct d’au moins 250 exemplaires à chaque parution, moyennant un pourcentage de 15% par numéro vendu ;
  • du paiement en un versement des cotisations statutaires annuel au plus tard en fin avril, ou à défaut, du paiement direct avant le 10 de chaque mois ;
  • de la rationalisation de la gestion budgétaire de la centrale par l’élaboration d’un budget annuel pour plus d’efficacité dans son fonctionnement.
  • d’élaborer les TDR sur les études et projets retenus, les finaliser et de rechercher les financements nécessaires pour leur mise en œuvre ;
  • Sur le plan administratif
  • de la reconfiguration du Bureau Exécutif et de son élargissement de 14 à 28 membres ;
  • de la création d’un site Web pour l’ouverture de la CSP dans le monde ;
  • de la démarcation de la CSP de l’organisation des manifestations de la fête du travail par le Gouvernement et de l’organisation si possible des manifestations parallèles au sein du RISC, ou à défaut, en partenariat avec les confédérations qui partagent la même conception de la fête et de l’organisation des manifestations y afférentes ;
  • de l’organisation permanente des sessions de formation tant à l’intention des responsables que des membres ;
  • de l’équipement du bureau actuel de la CSP en matériel de bureau et informatique ;

 

RECOMMANDENT  AU BUREAU EXECUTIF :

  • de mobiliser sans délai les travailleurs de la Fonction Publique pour manifester contre la hausse intempestive des prix des produits pétroliers qui entraîne l’augmentation exponentielle des prix des produits et denrées de 1ère nécessité d’une part, et contre le refus par le Gouvernement de revaloriser les salaires des agents de l’état en dépit du renchérissement de la vie ;
  • d’interpeller le Gouvernement camerounais sur la politique salariale actuelle, le faible taux actuel du SMIG et les salaires exagérément bas  dans la fonction publique ;
  • d’organiser des manifestations contre la corruption institutionnalisée qui gangrène notre économie et les violations récurrentes des droits de l’homme dans notre société, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption (9 Décembre 2005) et la journée internationale des droits de l’homme (10 Décembre 2005) ;
  • de mettre sur pied une commission ad hoc chargée de réfléchir et de faire des propositions concrètes sur le positionnement des organisations syndicales camerounaises par rapport au processus d’unification du mouvement syndical mondial en cours ;
  • d’interpeller les parlementaires afin qu’ils exercent leur pouvoir et relaient les revendications de la société civile et des citoyens.
  • de rendre opérationnel l’observatoire syndical de lutte contre la corruption par la publication semestrielle d’un rapport circonstancié et l’organisation des activités lors de la journée mondiale de lutte contre la corruption ;
  • d’adresser des correspondances au Secrétaire Général à la présidence en vue de la représentation de la CSP et de ses syndicats affiliés dans les structures de gestion de la Fonction Publique et les différents forum où sont débattus les problèmes du travail et des travailleurs ;
  • d’engager des démarches auprès des différents départements ministériels en vue de l’organisation des travailleurs et de leur participation aux négociations et aux élections sociales dans les services centraux ;
  • d’entreprendre des démarches auprès des différentes missions diplomatiques et organisations internationales accréditées au Cameroun pour d’éventuelles relations de coopération et de partenariat ;
  • de prendre attache avec des cabinets juridiques et mener des investigations en vue d’une action judiciaire contre l’Etat du Cameroun, relativement à la baisse illégale des salaires de novembre 1993 ;

EXIGENT  DU GOUVERNEMENT

  • le rétablissement des salaires des travailleurs de la Fonction Publique à leur niveau de Décembre 1992 et les revaloriser de 20%, pour tenir compte du coût actuel de la vie d’une part, et l’ouverture dans les meilleurs délais, des négociations paritaires entre le Gouvernement et la CSP sur la redétermination du SMIG et la redéfinition des salaires de ce secteur d’activité, sur la base des instruments internationaux en matière de fixation des salaires ;
  • l’harmonisation des salaires de base et de toutes les indemnités et primes servies à tous les personnels émargeant dans le budget de l’Etat en fonction des grades ;
  • L’accélération du passage du système de prévoyance sociale à celui de la sécurité sociale ;
  • l’abrogation de la loi N°68/LF du 19 Novembre 1968 qui subordonne l’existence légale des syndicats de la fonction publique  à l’agrément préalable du Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation (MINATD) et la promulgation de la loi sur les syndicats tel que prévu par la loi n° 90/053 du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association a prévu, en son article 5 ;
  • la ratification des conventions N°151 et N°159 de l’OIT concernant les relations de travail au sein de la Fonction Publique;
  • l’intégration de tous les personnels de l’Etat relevant du Code du travail dans les corps où ils exercent aussi bien dans la Fonction Publique que dans les corps des statuts spéciaux, comme il l’a été des personnels de l’Education Nationale et de la Sûreté Nationale dans cadre de leurs statuts particuliers respectifs ;
  • l’intégration automatique dans la Fonction Publique des instituteurs vacataires, des personnels infirmiers temporaires, des techniciens de télécommunication, des administrateurs des affaires sociales, etc. formés dans les institutions publiques dès leur sortie de l’école comme c’est le cas encore pour certaines écoles comme l’ENAM, l’ENS etc ;
  • L’effectivité de la gratuité de l’éducation au niveau primaire, la suppression des frais de scolarité dans l’es établissements de l’enseignement supérieur et la restauration des bourses universitaires ;
  • l’implication des syndicats de la fonction publique dans toutes les instances de concertation et de négociation tant pour ce qui est des problèmes de ce secteur d’activité que pour tous les problèmes concernant les travailleurs en général ainsi que les organisations syndicales ;
  • le désengagement du Gouvernement de l’organisation de la fête du travail conformément à l’article 3 de la convention N° 87 de l’O.I.T qui préconise la libre organisation des manifestations de ladite fête par les organisations des travailleurs ;

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