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Arrestation de Jean BIKOKO Publié le 29 Nov 2007

La journée du 28 Novembre 2007 a été marquée par l’arrestation de Jean Marc BIKOKO, Président de la CSP

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La journée du 28 Novembre 2007 a été marquée par l’arrestation de Jean Marc BIKOKO, Président de la CSP (Centrale Syndicale du Secteur Public), et quatre autres manifestants qui participaient au sit-in organisé par cette confédération devant les locaux de l’Assemblée Nationale.

En effet, dans la perspective de la session parlementaire du mois de Novembre 2007 consacrée à l’examen et à l’adoption du budget 2008 de la République du Cameroun, la CSP mène depuis le début du mois d’Octobre 2007, des actions de sensibilisation, d’information et de mobilisation, afin que l’incidence financière d’une revalorisation des salaires dans la Fonction Publique soit enfin prise en compte.

C’est dans ce cadre que le Mercredi 28 Novembre 2008, en ouverture de leur mot d’ordre de grève de trois jours, les travailleurs de la Fonction Publique ont manifesté devant les locaux de l’Assemblée Nationale pour interpeller les députés nouvellement élus (scrutin du 22 Juillet 2007) et protester contre la politique antisociale du Gouvernement.

Depuis sa création en Mars 2000, la CSP a fait de la revalorisation des salaires dans la Fonction Publique son principal cheval de bataille. Les actions et manifestations en cours s’inscrivent dans la campagne de plaidoyer engagée depuis quelques années à cet effet, campagne enrichie cette année par une autre revendication toute aussi vitale à savoir l’harmonisation de l’âge de départ à la retraite à 60 ans pour tous les fonctionnaires.

A titre de rappel, sous le prétexte de la crise économique, les travailleurs de la Fonction Publique camerounaise ont subi en 1993, une baisse drastique leurs salaires de plus de 70% (M. Wenang P., un fonctionnaire de catégorie B qui touchait 160.000 Fcfa par mois s’est ainsi retrouvé avec environ 63.000 Fcfa), laquelle a été suivie en Janvier 1994 par la dévaluation du Fcfa et aggravée depuis plus de 10 ans par une hausse intempestive des prix des produits de première nécessité sur le marché. Dans toute la zone Franc CFA, le Cameroun est le seul pays à avoir géré la situation de la sorte. Face à la même conjoncture, tous les autres gouvernements (le Sénégal & le Gabon), à défaut de maintenir les salaires à leur niveau du moment, les ont plutôt revalorisés, certains même deux fois déjà.

Aujourd’hui, avec toutes les retombées bilatérales et multilatérales (environ 2033 Milliards de Fcfa) issues de l’IPPTE (Initiative Pays Pauvres Très Endettés) et les bénéfices engrangés à l’issue des multiples opérations d’assainissement du fichier soldes de l’Etat (19 Milliards de Fcfa par mois) les travailleurs de la fonction publique estiment qu’il est plus que jamais temps de corriger ces injustices et mettre fin à leurs souffrances.

Mais au lieu d’engager des négociations avec les représentants des travailleurs, les pouvoirs publics camerounais, fidèles à leur tradition autocratique, ont préféré la violence, au mépris des principes démocratiques et des conventions de l’OIT sur la liberté syndicale dûment ratifiées.

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